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D'après travaux de Monsieur Geoffrey RATOUIS,Docteur en Histoire, Dossier 2 - Exposition " Evolution Economique du Choletais ", d'après l'ouvrage " Cholet XXème siècle - Chroniques en Pays Choletais " et d'après Monsieur Jean MAILLARD auteur du livre "La Double Vie de Gustave Fouillaron" .
Nos inventeurs
Victor FOYER (1820-1907) |  |  Ouvrier serrurier originaire de Cholet, il travaille à Montpellier et à Aix. Puis il s'installe à Cholet comme maréchal-ferrant, rue de l'orangerie. En 1840, il invente « un vélocipède tout en fer, à trois roues, très léger et très solide, ayant siège et frein ». Le vélocipède mécanique est né.
 |  | Gustave FOUILLARON (1849-1933) |  | 
    Issu d'une famille de "marchands de blanc" installée en Vendée, il reprend une entreprise de bonneterie et mercerie à Cholet. En 1878, il devient conseiller municipal de la ville de Cholet. En 1888, il fait construire rue du Devau, un bâtiment moderne « La Cathédrale » pour y installer sa mercerie. En 1895, il approche la 1ère voiture du Maine-et-Loire. En 1898, tout en restant très actif sur Cholet, au sein de la Chambre de Commerce, il ouvre une usine-atelier à Levallois-Perret. Il y produit des cycles, motocycles, machines à coudre sous la marque Columba. Il dépose ensuite un brevet pour un "changement de vitesses par poulies extensibles" qu'il testera avec Victor Jousse autour de Cholet puis avec Jean-Marie Corre en banlieue parisienne où seront produites ses voitures. Pour faire connaître son invention il participe à plusieurs Salons de l'Automobile et à des courses automobiles. Son brevet de variateur de vitesse sera utilisé ensuite pour l'industrie.

 |  | Ils sont passés par Cholet
Georges CLEMENCEAU (1841-1929) |  |  Georges Clémenceau avait pris l'habitude de faire une halte à Cholet chez son ami Georges Turpault, lorsqu'il se rendait dans sa résidence vendéenne. Clémenceau et Turpault s'étaient liés d'amitiés lorsque adolescents, ils faisaient leurs humanités au lycée de Nantes (actuellement Lycée Georges Clémenceau). Après leurs études, les deux hommes suivent des parcours très différents. Alors que Georges Turpault est appelé à prendre la direction de l'entreprise familiale, Georges Clémenceau s'engage en politique.  |  | Le Maréchal JOFFRE (1852-1931) |  |  Le 13 décembre 1925, le Maréchal Joffre inaugure le monument aux morts de Cholet, place de la gare. Vainqueur de la bataille de la Marne, en septembre 1914, il fut l'un des principaux artisans de la victoire contre l'Allemagne. Mais, ce que l'on sait moins, c'est que le Maréchal Joffre est également un homme de Lettres. Après la Grande Guerre, il devient l'un des immortels de l'Académie française. C'est dans les salons littéraires qu'il rencontre Élie Chamard, historien de Cholet. Les deux hommes se lient d'une vraie amitié, malgré leur différence d'âge. Ainsi, c'est à l'invitation d'Élie Chamard, que le maréchal Joffre se rend à Cholet en 1925, pour présider la cérémonie patriotique.
 |  | La Duchesse de Berry |  |  Épouse du dauphin du royaume de France à la Restauration (1814-1830), la Duchesse de Berry eut une existence des plus romanesques. Après la révolution de juillet 1830 et l'instauration de la monarchie de juillet, la Duchesse de Berry se bat pour faire valoir les droits de son fils, futur Henri V, sur le trône de France. Elle décide alors d'entrer dans la clandestinité et d'organiser le soulèvement de l'ancienne Vendée militaire. Elle revient alors déguisée dans le Choletais et contacte les chefs royalistes locaux.
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Célébrités d'aujourd'hui
Calixte de NIGREMONT |  | 
 Né à Cholet en 1964. Premier chef du Service Jeunesse à la Mairie de Cholet où il y resta de 1992 à fin 1996. Créateur de l'Eté Cigale, Festival musical amateur (16e édition en 2007) Aboyeur - Maître de Cérémonie - Présentateur. Dernier représentant d'une espèce en voie de disparition : l'homme du monde, CALIXTE DE NIGREMONT, familier des grands de ce monde, amis des vedettes et flagorneur officiel des Cours européennes, est, tout à la fois, Pic de la Mirandole, Brummel, Sacha Guitry et St Simon.

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 |  | Menie GREGOIRE |  |  Marie LAURENTIN, Madame Roger GREGOIRE, dite Menie GREGOIRE est née le 15 août 1919 à Cholet. Elle doit sa renommée à son engagement pour la défense de la condition féminine qui se concrétise à travers ses écrits, mais surtout à travers son émission de radio qu'elle anime entre 1967 et 1981 sur RTL. Familière de la psychanalyse, elle écoute, conseille, console et répond à l'antenne aux auditeurs qui lui exposent leurs problèmes intimes. Elle aborde alors des thèmes qui étaient tabous à l'époque.  |  | Pedro PORTUGAL |  |  Né à la Paz (Bolivie) en 1937, Pedro Portugal rejoint l'Argentine à l'âge de 8 ans, suivant sa mère devenue veuve. C'est elle qui l'initiera au dessin et à la céramique. En 1957, il entre à l'Université de Tucuman et y découvre la peinture à l'huile, la sculpture ou encore la gravure. Il enseigne pendant 10 ans à l'école des Beaux-Arts de Jujuy, puis quitte l'Amérique du Sud pour le vieux continent. Il se rend à Barcelone puis à Paris où il rencontre Maïthé Ménard, une Choletaise, qui devient sa femme. Ils s'installent à Cholet au début des années 1970. A cette même époque l'artiste découvre l'Italie, où il séjourne régulièrement jusqu'en1976, lorsque sa santé l'oblige à rester en France. Il trouve là-bas une lumière proche de celle de son pays natal ainsi que la reconnaissance de son oeuvre. Cette période "milanaise" se caractérise par les couleurs vives de ses peintures et de ses gravures, dont les sujets géométriques sont à la limite de l'abstraction. Les années 1980 marquent un tournant dans le style de l'artiste qui acquiert de la maturité. Ses oeuvres sont alors peuplées de personnages "encapuchonnés" en lévitation, et les couleurs deviennent moins vives. Il expose à New York, à Londres, en Italie et en Amérique du Sud. Il n'en oublie pas pour autant sa région d'adoption où il réalise de grandes oeuvres murales pour les villes de Trélazé et Montreuil-Juigné (49) ou encore grave des eaux-fortes sur le thème des châteaux de la Loire. Les années 1990 marquent un renouvellement dans son oeuvre, les notions de liberté et de sérénité apparaissent symboliquement dans ses tableaux et ses personnages quittant leur capuchon (le poncho d'Amérique du Sud) se révèlent au monde. Il restera particulièrement prolifique jusqu'à sa disparition en 2005.  |  |
François Morellet |  |  François Morellet est né le 30 avril 1926 à Cholet. Le grand-père maternel de François, Alexis Guérineau, est alors maire de Cholet et aussi industriel dans le jouet et la voiture d¹enfants. Dès 1932 la société porte le nom de «Ets A. Guérineau - C. Morellet gendre et successeur». François entre dans l'entreprise familiale en 1948, ce qui lui permet de faire vivre sa petite famille tout en continuant ses recherches artistiques, influencé par ses rencontres et amitiés nouées à Paris : peintres paysagistes, portraitistes, fauves, cubistes, photographes. Il rencontre à cette époque Joël Stein, qui deviendra son grand complice.

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 |  | Jim BILBA |  | 
Né à Pointre-à-Pitre en 1968, Jim Bilba, dit "Trampoline", arrive à Cholet à l'âge de 18 ans, recruté à Cholet-Basket. Du haut de son 1m98, c'est avec l'équipe choletaise qu'il fait ses premiers pas sur la scène européenne où il évoluera pendant 6 ans et décrochera selon lui son meilleur souvenir : la victoire face au Real de Madrid en 1988 avec Cholet et son 1er titre de Champion de France Espoirs en 1989. Poursuivant sa carrière professionnelle à Limoges puis Villeurbanne avant de s'internationaliser en Grèce puis en Espagne, il joue au plus haut niveau et obtient un palmarès impressionnant tant sur le plan personnel que collectif au cours de ces 20 dernières années : vainqueur de l'Euroligue à Athènes 1993, Champion de France à deux reprises 1993-1994, 3 fois vainqueur de la Coupe de France 1994-1995-2001, Champion de Grèce 2002... ce jeune capitaine de l'équipe de Fance de 1996 (130 sélections) remportera aussi la médaille d'argent aux JO de Sydney 2000, expérience inoubliable. Tout au long de son parcours, il accumule alors les titres de "meilleur joueur Français" par Maxi Basket et l'Equipe, de "jouer le plus adroit de Pro A", de 3ème "meilleur rebondeur" de l'histoire de la Pro A, de 11ème "meilleur marqueur" et de 20ème "meilleur passeur" ! Marqués par les célèbres joueurs de NBA, Jordan et Magic Johnson, il participe même à titre personnel au All Star Game de 1990 à 2001. En 2002, dix ans après avoir quitté Cholet, Jim Bilba revient vers son club fétiche qui l'a vu débuter pour y apporter son expérience jusqu'en 2007. L'année suivante, il devient assistant-coach en Pro A.

|  | Roland GARROS, l'ami fidèle |  | 
Certes, comme chacun sait, Roland Garros n'est pas né à Cholet, mais à Saint-Denis à la Réunion, en 1888. Peu de temps après sa naissance, ses parents décident d'émigrer en Cochinchine. A l'âge de 11 ans, il part seul, en métropole, poursuivre ses études au Lycée Stanislas, à Paris. Sportif accompli, pratiquant avec talent le cyclisme et le rgby, diplômé d'HEC, il se fait embaucher par les Automobiles Grégoire pour s'occuper de l'agence des Champs-Elysées. C'est alors que le jeune homme commence à se passionner pour l'aviation. En 1910, il fait l'acquisition de son premier appareil, un Demoiselle Santos-Dumont. Sans qu'il n'ait encore obtenu son brevet de pilot, le Comité Permanent des Fêtes de Cholet l'embauche pour animer les festivités du 14 juillet 1910. Hélas, le meeting d'aviation tourne au cauchemar, l'apprenti aviateur est incapable de décoller. Malgré les huées de la foule, il ne se décourage pas et, le 15 juillet 1910, sur le champ de manoeuvre du Pontreau, il réussit enfin à s'arracher, réalisant au passage quelques audacieuses acrobaties. Cette performance lui vaut de décrocher son brevet de pilote : le n°147 de l'Aéro-Club de France. En 1912, sa participation au circuit d'Anjou, première course de ville à ville, est très attendue. Il remporte la compétition en étant le seul à être capable de réaliser 7 fois le circuit Angers, Cholet, Saumur, soit plus de 1100 kms en 2 jours. Après nombres d'exploits et de records, Roland Garros meurt près de Vouziers, en 1918 lors d'un combat aérien. Il avait à peine 30 ans.
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Ils ont fait Cholet
Louis Gustave RICHARD (décédé en 1869) |  |  Maire bâtisseur, qui au cours de ses mandats de 1855 à 1869, a fait passer Cholet du Moyen âge à l'ère moderne, de chef-lieu de canton à sous-préfecture (1857). En 1857, il entreprend alors la construction de la sous-préfecture, et en 1859 celle du palais de justice. L'arrivée du chemin de fer en 1865 lui donne l¹occasion de réaliser ses ambitions. Il décide de créer au nord de la ville un ensemble respectant toutes les règles d¹urbanisme du baron Haussmann. La place de la République est une de ses plus brillantes réalisations. La prestance et le luxe des immeubles qui la bordent sont sans pareil dans la cité.
 |  | Victor MARIE-BAUDRY (1837-1926) |  |  Né à Mazières-en-Mauge, une vie au service de la cité. Maire de 1878 à 1909. Il souhaite convertir aux Beaux Arts Cholet l¹industrieuse. Son ami Léon Pissot l¹assiste dans la réalisation de nombreux projets culturels. Les Choletais lui doivent entre autre le 1er musée de la ville et le théâtre municipal.
 |  | Anatole MANCEAU (1875-1949) |  |  Il est de ceux qui ont fait la réussite de Cholet au XXe siècle. La ville lui doit sa prospérité et son développement économique. Successivement homme politique, journaliste et esthète, il oeuvra toute sa vie pour le rayonnement culturel de la cité.

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 |  | Georges PRISSET (1911-1975) |  |  Méconnu, il est pourtant l'une des personnalités politiques les plus marquantes de l'après-guerre. Maire en 1958, il s'applique à achever l'oeuvre de ses prédécesseurs, l'assainissement de la ville et la construction des nouveaux abattoirs. Réélu en 1959, il est le maire visionnaire et audacieux qui veut faire de Cholet une ville attractive. Sa principale contribution pour le renouveau économique reste la création de la 1ère zone industrielle.
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